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Autriche: face à la menace d’extrême-droite, le vote écologiste se renforce et l’emporte

Les écologistes saluent avec soulagement, enthousiasme et espoir la seconde victoire d’Alexander Van der Bellen, renforcée par les suffrages exprimés ce jour lors de l’élection présidentielle en Autriche.

Le dimanche 22 mai, l’Europe s’était dotée d’un nouveau et second Président écologiste (après la Lettonie) : Alexander Van Der Bellen avait alors emporté l’élection autrichienne avec le score de 50,3% face à l’extrême droite. Norbert Hofer, le candidat de l’extrême-droite qui avait fait annuler ce second tour de l’élection présidentielle, vient de reconnaître sa défaite. L’Autriche conforte donc l’écologiste Alexander Van Der Bellen comme son Président, qui semble recueillir un plus large suffrage encore qu’en mai dernier.

L’élection d’Alexander Van Der Bellen n’est pas qu’un soulagement pour l’Autriche : il est plus largement porteur d’espoir pour l’Union européenne, qui aurait pu être remise en cause par l’élection d’un nouveau Président nationaliste et réactionnaire, ainsi que pour l’ensemble des pays occidentaux qui font face à la réémergence des droites extrêmes. Après les élections lettones de 2015 et lituaniennes de novembre 2016, les écologistes forment le vœu que l’Europe retienne la leçon : le maintien des vieilles recettes austéritaires et l’absence de projet progressiste et écologiste mènent à la catastrophe.

Alexandre Van der Bellen, économiste qui a longtemps été, de 1997 à 2008, le président des Verts autrichiens et de leur groupe parlementaire, a une réputation d’homme sage et expérimenté qui explique sa popularité. Alors que la campagne s’est largement polarisée sur la crise des migrants, Alexandre Van der Bellen, fils de réfugiés russes lui-même, a continué de défendre un accueil généreux des réfugiéEs, tel que l’Autriche l’avait initié à la fin de l’été 2015 dans un grand élan de solidarité. Alexander Van der Bellen a courageusement annoncé que dans ce pays où le président a des droits limités, et où traditionnellement il nomme à la tête du gouvernement le leader du parti arrivé en tête aux législatives, il ne nommerait pas le leader du FPÖ au cas où ce parti, comme le précisent les sondages, arriverait en tête aux législatives prévues en 2018.

Dans l’immédiat, les écologistes félicitent chaudement la victoire d’Alexander Van der Bellen et des écologistes autrichiens. Hut ab und danke !