Quel est le problème?

L’organisation des transports et de la mobilité constitue un des enjeux majeurs de notre société, tant sur le plan social (le droit à la mobilité pour tous) qu’économique (nombreux emplois concernés) et environnemental : en Europe, les transports sont responsables d’un quart des émissions de gaz à effet de serre, dont 72 % pour le routier, 14 % pour le maritime, 12 % pour l’aérien, et moins de 2 % pour le ferroviaire, le fluvial … Alors que depuis 1990, l’industrie a baissé ses émissions de 34 %, les transports ont augmenté les leurs de 27 %.
Europe Écologie Les Verts rappelle que la mobilité est un secteur clef afin de lutter contre le dérèglement climatique mais aussi un secteur créateur d’emplois et d’innovation. Elle permet par là de lutter contre les inégalités sociales.

Quel sont les arguments?

  • Repenser notre politique des transports : un enjeu social essentiel

    Le développement de modes de transport innovants permettrait de créer des milliers d’emplois aujourd’hui inexistants, et répondrait au besoin de mobilité des 8 millions de nos concitoyens qui en sont privés. La mobilité a ainsi un rôle social crucial, en ce qu’elle permet de lutter contre les inégalités territoriales. Il faut qu’à terme, ni le coût, ni la distance à l’arrêt de bus le plus proche, ni l’accessibilité physique au véhicule ne doivent être un obstacle à une mobilité, qu’elle soit subie ou choisie.

  • Développer des alternatives aux transports polluants, notamment grâce à l’intermodalité

    Europe Écologie Les Verts préconise le développement et la combinaison de toutes les alternatives à l’utilisation de la voiture individuelle en solo, et promeut plus particulièrement les modes actifs (marche à pied, vélo, etc.), le covoiturage et le transport en commun.

  • Développer les énergies propres

    Europe Écologie Les Verts propose l’abandon progressif du diesel et, parallèlement, encourage la mise en place d’un réseau de stations de chargement au gaz (naturel ou produit par électrolyse) des poids lourds et autres véhicules professionnels ; l’installation de stations de recharge électrique des véhicules en des lieux stratégiques ; le développement de réseaux électriques intelligents (smart grids) afin que le rechargement s’effectue aux heures les plus favorables en termes de production d’énergie. Mais les écologistes ne prônent pas le ‘tout électrique’ et rappellent que la formulation d’un mix énergétique durable est la solution viable afin de réduire les pollutions liées aux transports.

  • Développer le fret fluvial et ferroviaire

    Cela passe par l’émergence d’opérateurs ferroviaires publics de proximité sur chaque grand bassin logistique et son arrière-pays, mais aussi par la modernisation des entrepôts logistiques et leur recentrage à proximité des nœuds ferroviaires et/ou fluviaux. La suppression des taxes pesant spécifiquement sur le transport fluvial de marchandises est également essentiel, tout comme le développement de tous les outils informatiques permettant la mutualisation des besoins de transport entre logisticiens.

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