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3 questions à Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE

Entretien avec Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE

Quelles sont les différences entre le gouvernement actuel et le précédent vis-à-vis de l’école ?
Deux choses essentielles ont changé : le discours et les moyens.
Le gouvernement précédent avait une fâcheuse habitude de dénigrer l’école, la pédagogie et d’enlever les moyens à l’école et de trouver une série d’excuse à une école qui va mal et qu’ils avaient contribué à faire mal aller, en supprimant par exemple les Rased, avec les rythmes scolaires, les maternelles trop primarisées. Ils ont fait pire encore en installant des évaluation tout le temps. Cette tendance à déconsiderer l’école, à casser le réseau, avec notamment la suppression la carte scolaire en s’attaquant au vivre ensemble était tout à fait marquante.
Pour le gouvernement précédent, il fallait tout mesurer tout le temps, mais surtout ne jamais renforcer ce qui se passe dans les classe. Ce type de politique fonctionne bien avec une volonté de retirer les moyens, car après tout pourquoi mettre de l’argent si l’école est nulle ?
Il y aujourd’hui une autre manière de voir les choses. L’autre manière de voir les choses c’est de refixer des objectifs à l’école, essayer d’analyser ce qui ne va pas et de
pas mettre que du quantitatif.
La campagne électorale a beaucoup insisté sur l’école, cela faisait longtemps que l’on en avait pas parlé et le nouveau gouvernement a été très clair sur la nécessité de fixer les objectifs, avec une loi d’orientation et de programmation, la redéfinition des contenus, les moyens et les temps.
Dans quel domaine le projet de loi sur l’école pourrait-il aller plus loin ?
Dans un peu tout. Une refondation de l’école est un programmme à long terme. Si on veut changer l’école comme cela a pu se faire en Finlande, on sait pien que cela ne se fait pas en un an et un mandature. Il faut plus que 15 ans. Pour nous la loi est une bonne base qui pourrait être enrichie. On peut continuer à l’améliorer, au Sénat ou en deuxième lecture. Il y a encore des moments pour l’enrichir, notammant sur la place des parents, sur l’indépendance des structures mises en place (conseil des programmens conseil d’évaluation). Nous suggérions qu’il y ait aussi des représentatnt de collectivité et des usager, pour le moment l’amendement n’a pas été intégré. On peut aller plus loin sur un certain nombre d’éléments pédagogiques. Il faut aller plus loin sur les notes et sur les devoirs. Il fallait aller plus loin sur le redoublement, et cela vient d’être fait. Il  faut poser les cadres pour demain pour une orientation choisie et d’autres méthodes pédagogiques. Si on veut une refondation qui en passe par une refondation des contenus, des méthodes, il faut décliner cela. Cela fait parti des douze exigences que la FCPE avait posées sur la table : les notes, le redoublement , le projet d’orientation, la transformation du temps scolaire, respecter le droit des élèves avec un code de l’éducation plus protecteur qu’aujourd’hui….
Il y a des points sur lesquels la loi est très différentes de ce qu’elle été auparavant avec le contimuum de la maternelle à la fin de la scolarisation obligatoire.
Comment jugez-vous le processus législatif actuellement en court ?
Nous sommes content de ce travail pour ce premier tour, beaucoup de nos amendements on été repris, aménagés ou pris au sérieux et discutés. Maintenant, nous allons continuer. C’est un travail en profondeur.
La question des temps scolaires demeure peu abordée, on en a beaucoup parler en dehors de la loi, peu dedans. Si on veut faire un autre école, il faut se poser la question du calendrier annuel, mais aussi au Lycée ou au collège où les emplois sont surchargés.

 

 

 

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