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Pascal Durand en visite à l’incinérateur de l’Ariane

Pascal Durand, secrétaire national d’EELV, lors d’une visite à l’incinérateur de l’Ariane, a pointé le retard des Alpes-Maritimes dans la prise en compte des risques sanitaires et technologiques de ces installations.

Jean-Noël Falcou, en tant que représentant de l’ouest du département, a rappelé le combat contre le projet d’incinérateur à Grasse, ainsi que les nuisances de l’incinérateur d’Antibes-Vallauris.

En présence de plusieurs élus, militants et associations de riverains, nous avons été accueilli par le directeur de l’usine, M. Eloy, qui a répondu à nos nombreuses questions.

Pascal Durand a notamment regretté que le suivi des rejets ne soient pas effectué par un laboratoire indépendant, en collaboration avec les associations.

Jean-Noël Falcou, après avoir relayé les inquiétudes des associations antiboises et vallauriennes (CADIS, ADEGV) sur l’augmentation de la capacité de traitement de notre incinérateur, puis des habitants des Semboules, du Puissanton et des Impiniers sur les impacts sanitaires de celui-ci, a pu expliquer qu’il était urgent de repenser totalement le plan d’élimination des déchets dans les Alpes-Maritimes.

Nous préconisons le modèle écologique et économique viable suivant (largement développé par le conseiller général écologiste Jean-Raymon Vinciguerra, spécialiste de la gestion des déchets) :

  • réduire les déchets : en créant des ressourceries à côté des déchetteries, en développant les aires de compostages et de méthanisation.
  • faire un tri séparé des matières organiques pour les composter et diviser par deux le poids des poubelles
  • recycler tout ce qui peut l’être (le 06 est en sous capacité de traitement des emballages)
  • créer des aires de stockages pour le peu de matériaux que nous ne savons pas encore recycler.

Les incinérateurs du 06 sont tellement vieux qu’il est impossible de ne pas y brûler les déchets organiques sans les endommager ! Un non-sens écologique qui fait prendre un retard criant à toute la filière et pénalise tous les maralpins.

Pourtant, nous pouvons fermer plusieurs fours dans les Alpes-Maritimes, voir nous passer complètement d’incinérateur : il faut pour cela des compétences et une volonté politique que les citoyens doivent appuyer lors des élections.

 

POUR ALLER PLUS LOIN

Risques technologiques : les 2 incinérateurs du 06 sont très anciens (entre 30 et 40 ans), ce sont des incinérateurs à grille qui ne peuvent pas brûler des déchets à haut PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur), ce qui veut dire que l’on ne peut pas retirer la fraction fermentescible des déchets au risque de trop faire « monter » le PCI des déchets et de « casser » les fours ; conséquence : pas de possibilité de pratiquer une valorisation matière sous forme de compost de la fraction fermentescible des déchets. Ces vieux incinérateurs sont incompatibles avec une gestion rationnelle de nos déchets !

Risques sanitaires : En 2010, la Région a financé une étude de sols aux Semboules : elle a révélé une pollution historique extrêmement élevée du quartier (dioxines, furanes), jusque dans les habitations, le plaçant au niveau des zones industrielles les plus polluées d’Europe.
http://cadis.semboules.free.fr/20100401_Dioxines_Semboules_Cadis_Nice_Matin.pdf
http://cadis.semboules.free.fr/Analyses%20dioxines%20Semboules.htm

Incinérateur de Grasse
Début 2013, le combat contre l’incinérateur de Grasse a été gagné par le collectif d’associations, d’élus et de citoyens qui s’y opposait. Une victoire momentanée qui ne doit pas faire oublier que si nous ne revoyons pas rapidement notre politique de gestion des déchets, un autre projet pourrait voir le jour.

Deux messages principaux
le retard criant du 06, en sous-capacité de traitement dans tous les domaines : 2 centres de tri des emballages (Cannes et Le Broc) d’une capacité insuffisante pour traiter le potentiel d’emballages ménagers à recycler, capacité incinérative insuffisante, pas d’ Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND) pour stocker les ultimes et les mâchefers, plus de 100 000 tonnes de boues de stations d’épuration exportées hors-département. Bref, une bonne opportunité de tout revoir de fonds en combles !
une priorité : sortir les fermentiscibles de la poubelle, donc faire une collecte séparée (d’où méthanisation, d’où fermer les incinérateurs, d’où réduire drastiquement le poids des déchets à traiter, etc.).

> Quelques documents pour approfondir la question

Bilan du forum citoyen des déchets 06

Quelques données sur l’exportation des déchets de l’Ariane et d’Antibes-Vallauris

Le manifeste anti-incinération

La cour des comptes a publié en septembre 2011 un rapport critique sur la gestion des déchets par les collectivités locales

Retrouvez cet article sur le site du groupe local !

 

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