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A l’Est, la démocratie passe par l’Europe

Depuis quelques semaines, la chape de plomb qui pèse sur les sociétés civiles de plusieurs pays d’Europe orientale se fissure comme en Russie et en Ukraine. En retour, les régimes autoritaires réagissent de façon brutale et disproportionnée à ceux qui les contestent pacifiquement. Face aux tensions qui se multiplient, l’Europe et la France doivent se montrer attentives et dénoncer fermement ces atteintes répétées à la démocratie.

Plusieurs écologistes non-violents ont été arrêtés récemment en Russie. Outre les trente militants de l’Arctic Sunrise de Greenpeace, d’autres activistes ont été inquiétés en raison de leur combat. C’est le cas par exemple dans la région de Sotchi. Evguenyi Vitichko, de l’organisation Ecovakhta du Caucase du Nord, a été arrêté le 28 novembre. Son collègue, Andreï Rudomakha était déjà inquiété par les forces de l’ordre depuis le 31 octobre. Un troisième activiste, Suren Gazarian, a dû demander l’asile politique dans un pays européen dès octobre 2012. Leur organisation s’efforce de défendre l’environnement et le parc naturel de Sotchi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, menacé par les constructions des infrastructures des Jeux olympiques. C’est également le cas dans la région de Voronej. Des écologistes luttant contre les pollutions générées par l’extraction de nickel sont également inquiétés par la police. Constantin Rubakhin a subi une perquisition le 28 novembre et est menacé d’arrestation.

En Ukraine, l’ombre de Vladimir Poutine, qui s’emploie à faire revenir ce pays dans sa sphère d’influence, plane au dessus de l’échec des négociations de l’accord d’association avec l’UE. Le régime de Kiev s’entête. Il laisse croupir l’opposante Ioulia Timochenko en prison et réprime violemment les manifestations pro-européennes qui ont réuni des centaines de milliers de personnes ces jours derniers à travers toute l’Ukraine.

Depuis vingt ans, les États européens privilégient leurs relations bilatérales avec l’homme du Kremlin, incapables de parler d’une seule voix et de défendre une position cohérente face à la Russie comme aux autres potentats régionaux. Il nous faut, enfin, cesser d’avoir l’Europe timide.

Sandrine ROUSSEAU, Eric LOISELET, Porte-parole d’EELV

photo :Jjackunrau cc

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