4. Une forêt mieux protégée et gérée durablement

La forêt française recouvre 30 % du territoire. Elle constitue le tiers des espaces classés Natura 2000 et une grosse partie du stock national de biomasse. Elle joue un rôle écologique essentiel de stockage de carbone, de protection des sols, d’écrêtage des crues, de retenue des avalanches, de filtration de l’air et des eaux. C’est par ailleurs un poumon social irremplaçable avec 440 000 emplois dans la filière.

La forêt fait l’objet de convoitises des industriels, en particulier pour l’utilisation énergétique. Pourtant, c’est le parent pauvre des politiques agricoles, et les orientations gouvernementales menacent directement son équilibre à moyen et à long terme (surexploitation, artificialisation, enrésinement, arbres OGM).

Aussi, les écologistes proposent :

  • D’augmenter la capacité de stockage de carbone des peuplements et surtout des sols (maintien dans chaque forêt d’au moins 25 % de la production biologique annuelle), afin de lutter contre le changement climatique.
  • De maintenir et de renforcer les équilibres écologiques, la diversité, les sols et les paysages forestiers.
  • De produire du bois de qualité permettant de mieux valoriser financièrement les produits pour le propriétaire, de créer plus d’emplois et d’augmenter la diversité et la richesse biologiques de la forêt.
  • De renforcer l’ingénierie forestière française (changement climatique, biodiversité et durabilité des peuplements, aide aux pays en développement).
  • La fiscalité forestière doit encourager le maintien des peuplements (fiscalité des transmissions), la durabilité de la gestion (fiscalité sylvicole) et leur capacité à répondre aux objectifs ci-dessus (taxe carbone, documents de gestion, TVA sur les produits bois, etc.).
  • Les aides publiques à la forêt doivent financer directement les apports environnementaux et sociaux de la forêt (stockage de CO2, eau, air, stabilisation des sols, qualité de la sylviculture et de la biodiversité forestière, etc.).
  • L’Office national des forêts (ONF), gestionnaire des forêts publiques, doit être recentré sur ses missions de base, dont celles de protection et de restauration de la nature, financées directement par l’État, rompant avec sa dérive commerciale (les produits du domaine et les ventes de bois ne doivent plus faire partie des ressources de l’ONF).
  • Les stratégies industrielles de la filière doivent viser la valorisation maximale des produits nationaux actuels, afin de limiter le déficit de la balance commerciale.
  • Le bois énergie, au centre des objectifs gouvernementaux et industriels, doit faire l’objet d’un suivi statistique et scientifique indépendant (bilan carbone forêt par forêt, réalité des bassins d’approvisionnement, traçabilité des bois).

 

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