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Pour EELV, l’affaire Bygmalion est une affaire Sarkozy

EELV attend que toute transparence soit faite sur les frais de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.

L’affaire ne saurait se réduire à la personne de M. Cope car in fine, c’est bien l’ancien président de la République qui est le premier responsable, en tant que candidat.

S’il est avéré que la campagne de Nicolas Sarkozy a effectivement dépassé de plusieurs millions d’euros le plafond maximal de 22 millions, c’est une défaillance importante des institutions en charge du contrôle qu’il faudra réformer pour leur donner plus de moyens.

On peut bien sur faire campagne avec moins de 22 millions d’euros. Et on doit car c’est une double nécessité démocratique :
Tout d’abord, c’est la condition de l’égalité relative des armes: comment espérer une compétition équitable si un candidat peut dépenser x fois plus que les autres compétiteurs?
C’est aussi une condition d’indépendance des élus : limiter les dépenses permet d’éviter la dépendance des élus vis à vis de grands mécènes et les renvois d’ascenseur au mépris de la démocratie.

A titre de comparaison, EELV rappelle que le seul meeting de Villepinte a coûté plus que toute la campagne d’Eva Joly (moins de deux millions d’euros, financé au quart par des dons de particuliers entre juillet 2011 à mai 2012). Le candidat de l’UMP bénéficiait également des moyens institutionnels de l’Etat en tant que président et n’a commencé « officiellement » sa campagne que mi-février, choisissant de concentrer ses dépenses officielles sur trois petits mois.

A ce sujet, EELV tient à saluer la tenacité du militant écologiste Raymond Avriller, qui a provoqué l’enquête du parquet de Paris sur le meeting tenu par Nicolas Sarkozy à Toulon en décembre 2011 en dénonçant de possibles faits de « détournement de fonds publics » en marge de la campagne présidentielle 2012 de l’ancien chef de l’Etat.

Enfin, EELV s’interroge sur la pertinence du remboursement par l’Etat des deux tiers des dons collectés par l’UMP au moment du « Sarkothon » lancé en catastrophe pour rembourser les frais de campagne de Nicolas Sarkozy. Il n’est pas normal que le contribuable rembourse ainsi indirectement plus de 7 millions d’euros à un parti si il a sciemment tout fait pour contourner la loi:  si les donateurs ne peuvent être sanctionnés, EELV estime que l’UMP doit l’être d’une manière ou d’une autre, que l’UMP rende cette somme, qu’elle soit retranchée des futures donations de l’Etat au parti ou autre sanction.

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

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