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Quand l’UMP redécouvre le Service public, c’est pour briser les grèves

L’UMP et le gouvernement aiment manier les paradoxes.

Lorsqu’il s’agit d’encourager la libéralisation des marchés de services, le gouvernement et la droite théorisent le recul du Service public et encouragent au nom de l’efficacité et de la libre concurrence, le recours systématique à la sous-traitance privée pour assurer la sécurité dans les aéroports.

Lorsqu’il s’agit de porter atteinte au droit de grève garanti par la Constitution, la même droite et le gouvernement n’hésitent pas à invoquer le « service public » des transports pour faire appel aux forces de police et à l’armée pour assurer ces mêmes prestations de sécurité, pourtant confiées au privé.

En premier lieu, Europe Écologie-Les Verts soutient les légitimes revendications des salariés en charge de la sécurité dans les aéroports, qui sont sous-payés et précarisés. Leurs conditions de travail résultent directement du choix d’un modèle économique pour le transport aérien destiné à permettre de voyager à des prix souvent dérisoires. Ce modèle économique a un cout social. Permettre à ces salariés d’avoir des conditions de travail décentes et un salaire correct fait partie de la vérité des coûts du transport aérien.

Par ailleurs, EELV exprime sa plus ferme désapprobation de l’utilisation par le gouvernement de forces de police et de gendarmerie pour remplacer des salariés grévistes dans leurs missions.

Il était parfaitement possible au gouvernement, informé en amont de ces mouvements sociaux, d’imposer à ADP d’ouvrir des négociations et de trouver des solutions négociées. Tel n’a pas été le choix. Manifestement le gouvernement préfère laisser les situations de blocage se créer pour pouvoir ensuite recourir à la force et justifier, au nom de l’intérêt général des voyageurs, une nouvelle atteinte aux acquis sociaux dans ce pays.

Pascal DURAND, Porte-Parole

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