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Vous avez dit DOM-TOM, RUP, DROM-COM, POM, DFA, oui mais encore !

Que se cache-t-il derrière toutes ces abréviations ?

L’outre-mer c’est : 2 685 705 habitants d’hommes et de femmes qui chaque jour vivent au rythme éloigné de la métropole.
Tous ces sigles regroupent des territoires répartis dans des aires culturelles très diverses : Les Caraïbes et l’Amérique (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Saint-Pierre et Miquelon) le Pacifique (Nouvelle Calédonie, Polynésie française, Wallis et Futuna), l’Océan Indien (Mayotte, la Réunion, et les îles éparses) et l’Antarctique.

Feedback historique sur les Outremers

La plupart de ces territoires sont devenus départements français en 1946 d’où l’acronyme DOM et d’autres ont obtenu le statut de territoire (TOM).
En mars 2003 il y a une modification de l’article 73 de la constitution des DOM-TOM nous sommes arrivés à l’acronyme DROM-COM qui veut dire Département Région d’outre-mer et Collectivité d’outre-mer. POM (Pays d’outre-mer est l’appellation donnée au statut de la Polynésie française par l’article 1er de la loi organique du 27 février 2004), DFA (Département Français d’Amérique) s’applique aux territoires de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane. Kanaky, Nouvelle Calédonie statut sui generis.
De l’empire colonial français à Régions ultrapériphériques (RUP), en passant par les départements puis régions françaises, les peuples d’outre mer ont dû en l’espace de quelques décennies s’adapter à tous ces changements sans que l’Etat français ait mis en place un vrai processus émancipateur pour ces peuples.
Comment expliquer que des territoires qui n’ont pas tous le même statut, la même histoire, la même économie, le même peuplement, et la même culture soient si proche ?
Certains de ces espaces pour la grande majorité insulaires partagent une unité dans leur diversité, cristallisée autour du phénomène de créolisation, ce qui permet aux individus de posséder un ancrage quasi universel, les peuples issus de ce phénomène de créolisation ont su développer une dynamique autour de leur propre histoire.

Des questionnements subsistent malgré tout !

Aujourd’hui, la biodiversité ultramarine est mise en avant de la même manière que le formidable potentiel aux énergies renouvelables que détiennent ces territoires.
L’outre mer ne doit plus être exclue des débats nationaux, pour ce faire il faudrait commencer par sortir de la vision hexagonale auto centrée !
Comment passer des stéréotypes des « rhum coco » à une vision réelle et positive de tous ces espaces ?

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